mercredi 22 février 2017

Pourquoi je soutiens Macron ?


À 53 ans à peine passer, il peut sembler bien étrange de s’encarter, depuis Madagascar, si loin de la France métropolitaine et ses préoccupations politiques. « Français de l’étranger » comme il est convenu de dire, l’action citoyenne peut sembler bien inutile. Et pourquoi ce Macron ? 

En cette époque où il est bon ton d’en vouloir à tous les hommes politiques, les accusant de tous les maux, époque où le courage est plus dans le commentaire que dans l’engagement, je vais essayer d’expliquer les raisons de mon choix.
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Mon cœur à gauche, mon portefeuille à droite.

Cette bonne vieille expression française qui résume bon nombre d’entre nous, m’a toujours habité. Homme de gauche, j’ai toujours été attiré et en phase avec l’humanisme et solidarité. Par contre, côté partie, j’ai toujours eu du mal avec les apparatchiks du parti socialiste et trop éloigné de l’égalitarisme communiste que je perçois comme un affront aux libertés individuelles. La liberté m’est chevillée au corps. Cette liberté d’agir ou d’entreprendre aurait tout me mener dans les bras de la droite libérale, mais cette obsession conservatrice de l’ordre protectionniste au service du magot caché et du chacun pour-soi, m’effraie. Et quand elle frise avec les démons franchouillards de l’extrême droite porteurs de tant de haine, je ne peux que sortir les griffes, prêt à en découdre avec tous les relents nauséabonds du fascisme. Alors oui, je suis de gauche et de droite. Dans les deux camps, je vois du bon, mais toujours avec des bémols qui m’ont empêché toute adhésion à un parti.
Et le centre me direz-vous ? Le centre français est traditionnellement à droite et allié de celle-ci. Quant aux amateurs du ni… ni…, je leur préfère le courage.

Alors oui, le discours d’Emmanuel Macron me parle, comme à bon nombre de Français qui rêvent depuis longtemps de trouver une voix qui rassemble le meilleur des deux mouvements avec pour motivation la France.

Une présidentielle en zone rouge.

La France, justement, est en train de vivre un moment clef. Cette présidentielle, sous la gouverne des primaires des deux grands partis, a pris une bien étrange tournure. Fillon à droite a défié tous les pronostics. Hamon au PS a pris le même wagon. 

Fillon…

Fillon nous promet un raz de marée de droite ultra décomplexée sur le mode « tout ce que vous avez toujours voulu faire  - « ami de droite » – et que vous n’avez jamais fait ». Après ces histoires de salaires familiaux… il semble s’adoucir, mais cela ressemble à de la poudre aux yeux tant il a martelé son déterminisme. Le problème : un tel volant de mesure radicale va soulever l’opposition en bétonnant une fracture profonde et bien sombre.

Hamon…

Côté Hamon, je ne suis pas dans l’opposition trop facile de la valeur travail à celle du revenu universel. Je pense que ce sujet doit être étudié. Si certains réussissent, c’est bien grâce à la société faite par tous. Il n’y a aucune raison pour que certains prennent tout, pendant que d’autres souffrent. Là, c’est mon penchant à gauche qui me rapproche d’Hamon. Mais, il s’est forgé dans l’adversité au cœur de son propre parti, se rapprochant, de fait, d’une gauche plus radicale dont le nivellement par le bas, égalitariste, est beaucoup trop éloigné de mes convictions. 

Mélenchon…

Le communisme, même s’il reste animé par de belles pensées, nous en avons vu la noirceur. Non, je ne mangerai pas de ce pain-là. Mélenchon. J’aime l’orateur, sa culture. L’homme est charmant, mais quand il prend position, on sent la revanche, un poil haineux. Son obsession anti-média et anti-journaliste est l’expression des partis extrémistes, l’effroyable symptôme des gouvernements autoritaristes gênés par ceux susceptibles de dissoudre leur poudre aux yeux.

EELV…

L’écologie française ? Une bataille d’ego, véritable concentration de girouettes avec un gros appétit de pouvoir. « Tout pour un ministère ». EELV et consort, ne représente rien, sauf la honte de n’avoir pas su fédérer autour d’une urgence essentielle. Ils ont raté Hulot pour aller lâcher les bottes du PS pour préserver quelques postes. Aux dernières infos, ils négocieraient la même chose, Yannick Jadot préférait sécuriser quelques bons sièges, plutôt que de risquer la ruine de son parti et la honte de la défaite. L’écologie oui et reoui. Mais l’écologie est le problème de tous. De droite comme de gauche. L’EELV, non et renon.

Marine Le Pen…

Et reste-t-il donc ? La honte de la honte. L’ombre de l’ombre. La faillite de la pertinence. Le danger de tous les dangers : le FN et son égérie bleu marine ! L’apothéose négationniste et négativiste qui veut replonger la France dans ces années les plus noires. Le règne des collabos, lèche-bottes du nazisme. Au nom du souverainisme, s’exclure du monde. Au nom de l’emploi, de la sécurité et de la culture, rejeter l’étranger. Parce que le pleine gêne, préférer le vide.

Le second tour de tous les dangers.

Marine Le Pen est en tête des sondages. Le FN, premier parti de France. En toute logique donc, le choix sera madame Le Pen contre un des challengers, si rien ne change. Le Pen-Fillon, c’est jouer avec le feu. Le PS aura beau essayer de crier au rassemblement républicain, il restera inaudible. On ne choisit pas entre le diable et le feu. Le FN se rapprochera dangereusement des 50%, voire plus si Fillon est embarqué dans une nouvelle affaire. La gauche radicale est déjà en voit de sectorisation et prône l’insoumission. Sa voix est déjà tracée : celle de la résistance.
Le Pen – Hamont… cela semble bien peu probable pour l’instant. Hamon ne sera pas assez rassembleur. Les fillonnistes seront plus portés à voter Marine au second tour plutôt que se ranger sous la bannière PS, même frondeur.

Bons nombres de français vont voter Le Pen avec un raisonnement simple : « la gauche n’a rien fait… la droite, pas plus, essayons ailleurs ». On ne peut plus mal penser. À gauche du mur, on ne voit rien, à droite, ça semble vide… alors, fonçons dans le mur ! La responsabilité est aux deux grands partis de pouvoirs français : le PS et l’actuel LR anciennement UMP. Politiques de métier, ils se sont éloignés de la réalité et n’ont pas répondu aux grandes mutations de la société moderne.

Emmanuelle Macron, mon choix.

Un seul pour moi peut nous éviter le désastre parce qu’animé par une volonté de rassemblement et progressiste : Emmanuel Macron. Sa jeunesse nous promet une nouvelle façon de penser les préoccupations des Français avec une vision moderne et déterminer. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si de nombreuses grandes personnalités de la république se rallient derrière lui. On situera notamment Jacques Attali, Xavier Niel, Pierre Bergé, Éric Orsenna, … ou même Alain Minc plutôt à droite. Au moment au j'écris ce texte François Bayrou vient d'annoncer un choix courageux et éclairer en soutenant Emmanuel Macron.

Je ne suis pas et ne serais jamais dans l’adoration ou la fascination d’un seul homme. Le culte de la personnalité, pas pour moi. Oui, il y a des points de vue Macron sur certains sujets avec lesquels je ne suis pas forcément d’accord. Comme l’obligation d’un casier judiciaire vierge pour se présenter aux législatives. Proposition un brun populiste et qui condamnerait à l’exclusion des gens qui ont purger des petites peines de jeunesse, il y a certainement bien longtemps. On constatera au passage que les rares députés mise en examen et condamnés avaient un casier judiciaire vierge.

Quoi qu’il en soit, Macron et le vent de renouveau qu’il met en avant m’apparaissent nettement comme la meilleure chance possible pour la France. Je prends note de son intention de mettre en place des têtes nouvelles dans le paysage politique français, par opposition à la politique de parti ou de métier. Sur sa prétendue inexpérience, je note que par sa position de conseiller, puis de secrétaire général adjoint de la présidence de la République, il a bénéficié d’une « formation » qu’aucun autre homme président n’a eu avant d’occuper la prestigieuse fonction. Ni Sarkosy ni Hollande. Au cœur de l'exercice du pouvoir présidentiel et loin de la politique politicienne.

J’espère que vous saurez nombreux adhérer à ce point de vue.

Français de l’étranger résident à Madagascar, n’hésitez pas à rejoindre le comité Madagascar En Marche ! avec Macron : https://adherents.en-marche.fr/espaceperso/comite/6876-madagascar-en-marche-avec-macron



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