mercredi 18 janvier 2017

Insertion presse magazine, rhums Dzama



Une belle photo, avec une composition originale, une tonalité de teintes sobre, peut être à l'origine d'une idée. Ce visuel est issu d'une des planches du calendrier chevalet Dzama Prestige 2017, qui met en avant le thème du sport.
Le golf pour un esprit haut de gamme et le concept de maîtrise. Un montage simple, un cadrage adroit qui évite de vanter le montage, mais renforce l'idée. Et une accroche comme une évidence : "Une touche d'élégance". On est dans l'excellence. Celle qui ne se justifie pas.

  • Annonceur : Cie Vidzar
  • Objet : création insertion presse magazine
  • Média : impression, magazine économique Expansion (SIM)
  • Produit : Dzama Prestige
  • Création de marque : Dzama
  • Accroche : Une touche d'élégance
  • Conception-rédaction : P. Kryl
  • Date de diffusion : février 2016

mercredi 7 décembre 2016

Concours de pub : le meilleur, ennemi du bien ?


Tous les créatifs sont friands d’un César qui consacrent leur travail. C’est un grand plaisir et la satisfaction d’un peu de certitude dans un monde tendu entre l’inconnu et la frustration. Les concours de publicité sont là pour ça. Antidépresseurs ou plaisirs de l’ego, ils rassurent. Mais sont-ils à la hauteur de leur ambition : mettre dans la lumière le meilleur d’un métier sexy : la pub.

Le prix de la création.

Il faut être honnête, gagner un prix dans un concours de pub est un appréciable Graal de jouvence.  Les Créas sont aux anges. Les agences flirtent avec le divin. Les entreprises-annonceurs obtiennent enfin un critère « objectif » de sélection pour départager les présentations, toutes plus audacieuses l’une que l’autre. Discerner le bon grain de l’ivraie pour aborder un chemin plus sûr.

Quoi de plus beau que d’être reconnu par ses pères, ses confrères ? Un avis de poids qui labellise un travail et certifie des idées brillantes. Une conception, une direction artistique, une réalisation… toute une chaîne d’acteurs de la publicité est à l’honneur jusqu’à l’annonceur-client qui a su faire confiance et soutenir l’audace. Une pluie d’étoiles sur une douce voie lactée qui range au placard les tensions et les râles qui ont parfois accompagné les renoncements, les remises en cause, les corrections, les doutes.

Dieu peut-il juger le monde ?

C’est un bon vieux débat, que l’on retrouve chaque année dans les festivals de cinéma par exemple, dans lesquels les films populaires ne sont que très rarement récompensés, au profit d’œuvres monumentales, certes, mais qui ne fédèrent que peu d’enthousiastes dans les salles obscures.
Le propos n’est pas un point de vue aigri qui considérerait que l’adhésion populaire est le bon critère pour apprécier la qualité de quoi que ce soit.

Les professionnels de la publicité qui octroient un prix à une création publicitaire sont-ils les mieux placés pour en évaluer l’impact ? Des créatifs parlent aux créatifs. Pensez à l’architecte qui s’extasie sur l’œuvre d’une autre architecte, emballé par l’audace créative, les références, la virtuosité du projet, les solutions mises en œuvre, etc. Pense-t-on alors aux gens qui occupent ou habitent la construction, ou à ceux qui la côtoient, en sont les voisins ou subissent la modification de l’environnement induite ?

Meilleure pub ou meilleure création ?

La création d’un visuel publicitaire répond à la demande d’un annonceur. Pour faire simple, le but est, généralement, de lui faire gagner plus d’argent en appuyant les ventes.  Un des facteurs de réussite est la compréhension du message par le public cible. Un autre, sa mémorisation. Pour en évaluer l’impact, il faut y ajouter la conviction induite qui conduit à l’acte d’achat. 

Les acheteurs sont au cœur du système. Et ces consommateurs n’ont pas à être des esthètes de la communication. Un bon mot ou une belle photo ne sont pas forcément garants d’une adhésion à la marque ou d’envie d’achat du produit. Le client est pris par ses préoccupations propres et la meilleure image n’est pas automatiquement en phase avec ce qui l’intéresse ou le motive.

Quelquefois donc, des campagnes de publicité plus basiques, sans prétention créative, mais mettant au centre de leur stratégie un sens de l’efficacité, s’avèrent plus impactantes. Un gros produit, une accroche simple qui éveille l’intérêt de la cible sur un prix bas, un gros logo pour indiquer où acheter… ce type de publicité n’est pas jugé créative et pourtant, elle peut remplir sa mission : augmenter les ventes.

La raison est-elle, justement peut-être, qu’elle n’interpelle pas la cible dans son quotidien au point de la déranger ? Au contraire d’une pub créative, aucune réflexion à avoir, aucun effort. De la pub « Hanouna » faite pour ne pas dominer le consommateur en lui imposant des raisonnements, mais construite pour s’intégrer à son environnement et lui apporter la réponse qu’il demande au moment où il le souhaite. Rien de plus. « Je veux me distraire, je ris… j’ai soif… c’est quoi la bière la moins chère ou la meilleure ? ».



La pub no-prise-de-teté, la réclame comme on la qualifie bien souvent dédaigneusement, ne fait jamais la une de ces grandes compétitions de fils de pub. Je le rappelle, le point de vue n’est pas d’exprimer que l’une serait bonne et pas l’autre. Nous pouvons cependant reconsidérer nos a priori. L’annonceur préfère-t-il quatre millions d’entrées dans les salles pour un film considéré comme un navet ou un prix d’honneur pour 20 000 tickets difficilement vendus dans des cinémas d’art et essais ? La publicité n’est pas un art. C’est dans ce sens que je rappelle souvent : « la pub, c’est du commerce ; le but, c’est de faire vendre ».

mercredi 30 novembre 2016

Maxilait : création de marque et packaging



Un bon produit acheté en gros directement au producteur - du lait entier instantané - et un marché très compétitif. La vision : créer une marque forte qui met en valeur son origine ; convaincre le client potentiel en créant un produit qui a l'apparence d'un produit d'importation. Le packaging doit être à la hauteur du produit, mais sans avoir une apparence de produit haut de gamme pour ne pas effrayer le consommateur. Être en phase avec le positionnement.

La première recherche a été la création du nom de marque. Il fallait un nom a consonance française, un nom simple et facile à retenir et prononcer. Un nom qui évoque le produit : du lait. Le choix s'est porté sur Maxilait. Un nom de marque qui induit un lait riche et qualitatif.

La création du packaging était l'urgence pour être dans les temps compte tenu des délais d'approvisionnement. Destiné au grand public, en grande surface ou épicerie, le packaging devait être le premier support publicitaire : il est nécessaire de le penser comme un média par lequel passent des messages susceptibles de convaincre l'acheteur. Le packaging comme outil marketing.


  • Annonceur : Brita
  • Objet : design d'un packaging et création de marque
  • Média : impression
  • Produit : Lait Entier instantané en poudre
  • Création de marque : Maxilait
  • Conception-rédaction : P. Kryl
  • Date de mise en vente : 2014


mardi 29 novembre 2016

Les Créatives 2016 : mention pour le visuel presse Volkov.

Une mention au Concours des meilleures créations publicitaires La Réunion, Île Maurice, Mayotte, Madagascar et Antilles pour le visuel presse de la marque de vodka citron Volkov. Yessss ! :)

Le match amical continu avec Facto Madagascar, seule agence régulièrement primée dans cette compétition. Sur les trois prix obtenus cette année pour "Madagascar", deux sont pour Facto (affiche et logo - bravo l'équipe Facto), un pour AléoConsult, mon cabinet-conseil en communication, qui fait office de village rebelle gaulois face aux grandes agences.

Remerciements au jury présidé par Stéphane Martin, directeur général de l'ARPP (autorité de régulation professionnelle de la publicité).

Et un grand remerciement à l'annonceur : Royal Spirits & Cie.

Les Créatives est un concours organisé à La Réunion chaque année par GG Louapre-Pottier, magazine économique Le Memento.


samedi 26 novembre 2016

Whisky Royal Label, 12 ans d'âge : création de logo et packaging

Création du logo : Royal Label, 12 ans d'âge.

La marque Royal Label existe depuis plusieurs années à Madagascar. Pour l’occasion du lancement d’un whisky 12 ans d’âge, il s’est avéré nécessaire de créer un logo.
Puisqu’il s’agit de «Royal Label», l’idée a été de créer un «label royal». Une recherche a été faite sur les sceaux royaux pour extraire certains éléments graphiques afin de faire authentique. Un cavalier, le bouclier à trois fleurs de lys, saut des rois de France et une forme plus médiévale du saut : l’ovale, pour plus d’originalité et donner un caractère plus historique, authentique.




Création du packaging "luxe".

Pour des raisons d’approvisionnement, la bouteille avait déjà été sélectionnée et personnalisée. La demande était la conception d’un suremballage qui positionne le produit comme un whisky de luxe.
Après diverses propositions et essais, le choix s’est porté sur cette maquette bleu foncé à l’extérieur et rouge orangé (Bright Red) à l’intérieur; cette dernière couleur mettant en valeur l’écrin de velours noir qui protège la bouteille et son contenant.





  • Annonceur :  Royal Spirits
  • Objet : design d'un packaging
  • Média : impression deux couleurs Pantone + or à chaud + gaufrage.
  • Produit : Royal Label 12 ans d'âge.
  • Date de mise en vente : Novembre 2016

jeudi 17 novembre 2016

Rhum Dzama Club : lancement nouveau packaging





Le rhum blanc Dzama Club Extra est un des fers de lance de la marque Dzama. À Madagascar, un changement de packaging peut faire penser aux consommateurs qu'ils s'agit de contrefaçon. Par ailleurs, la nouveauté a toujours un impact sur les ventes.
Il s'agissait donc de valider cette nouvelle étiquette comme étant bien du rhum blanc Extra Dzama Club et re-dynamiser ce produit a forte accessibilité.

L'annonceur a sélectionné deux versions du même axe de créatif :

  • Celui qui positionne le produit à son niveau : Club / n¨1
  • et "ambiansy extra" pour souligner les qualités du produit.



  • Annonceur :  Cie Vidzar / Dzama
  • Objet : lancement de la nouvelle étiquette pour le produit Club Blanc. 
  • Média : impression offset quadri
  • Produit : Dzama Club
  • Concepteur-rédacteur : P. Kryl
  • Diffusion  : Affiche PLV en épiceries, épibars, grossistes…
  • Date de diffusion : Décembre 2016

samedi 5 novembre 2016

Patapon, spot TV en 3D: nouvelles couches, nouveaux packagings






Patapon, marque leader sur le marché des couches bébé, fait évoluer son packaging et ses couches.
À Madagascar, un packaging différent est souvent assimilé par les consommateurs comme une copie de la marque. Il était donc important de valider auprès d'eux l'évolution de l'emballage, pour que ce soit aussi perçu comme un dynamisme de la marque, un plus pour les utilisateurs.

Nous en profitons pour rappeler et souligner les "plus" différentiels de marques : plus de confort, plus absorbant, plus pratique ou plus résistant.

Puisqu'il fallait montrer les nouveaux packagings, quoi de plus naturel que de les mettre en scène dans un spot TV en 3D, appuyé sur une musique tout aussi ludique et composée pour ce spot.

 Autre avantage : l'optimisation des coûts de réalisation. Pas de tournage, pas d'acteur, pas de déplacement… donc des coûts globaux très bas. En conséquence : un prix du spot plus en rapport avec le marché local, pas de surcoût à prévoir sur la vente au paquet, plus de budget dans l'achat d'espace donc plus de diffusions.


Conception, réalisation, montage : P. Kryl
3D, ass. monteur : Tom Razafimandimby
Musique : Miora Rabarisoa
Montage : octobre 2016.
Diffusion : novembre 2016


mardi 11 octobre 2016

Affichage urbain : 4X3, beurre Montfleuri



Marque  : Montfleuri.
Produit : beurre.
Annonceur : Brita
Accroche : le vrai plaisir du beurre.
Objectif : recréer de la visibilité sur la marque leader.
Élément de charte graphique : logo, fond vert.
Photo : Fotolia.

Très forte visibilité de la marque en très gros sur l'affiche, en haut au centre, avec un contraste important par rapport au fond vert.
Produit :  la plaquette de beurre, en proportion importante.
Association du beurre avec son utilisation la plus courante et une des plus savoureuse : le pain.
Accentuation du mot "beurre" par différenciation avec la margarine (à Madagascar, "debera" désigne généralement de la margarine, plus abordable donc plus courante d'utilisation).

dimanche 9 octobre 2016

Tableaux d'excellence, Collège militaire d'Autun.

Juste pour le fun et pour archive perso. Un ancien camarade de collège vient de retrouver ce document. Le livre de l'année 1979-1980, du Collège Militaire d'Autun. À l'intérieur, la présentation de chaque classe et le fameux Tableau d'Excellence où figuraient les meilleurs élèves dans chaque discipline.

J'y suis : dans la catégorie "Dessin":) . Prémonitoire certainement, puisque c'est cela qui m'a fait basculer en architecture, dans le civil, comme on disait à l'époque. Ce qui tombait bien, il faut le dire. J'étais en troisième. 16 ans.

Le dessin, une passion de jeunesse qui a commencé vers les 8 ans en dessinant des Picsou.
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La pub est venue bien plus tard. Comment ? une étrange conjonction de multiple fait apparemment sans lien, en 1985 :
  • l'achat d'un magnétoscope.
  • le concert Live Aid de Wembley organisé par Bod Geldof contre la famine en Éthiopie (13 juin 1985).
  • les clips musicaux qui faisaient aussi leur grand début dans les années 80.
 Mais comment passe-t-on de la pub avec ces ingrédients ?
Eh bien, c'est tout simple. Je cède à l'engouement technique du moment en achetant un magnétoscope. Le prétexte : le Live Aid (jamais - probablement - avait-on réuni autant de stars du rock sur scène).
À l'époque, on n'est pas débordé par les programmes TV. Pas de TNT, ni de chaîne satellite. Trois chaînes : TF1, antenne 2 et France 3, plus Canal Plus naissant en 1984.

Donc, quoi enregistrer avec un magnéstocope ? Les débuts des clips vidéo (en France, la clipmania débute entre 1982 et 1985). Oui… mais restait. La pub. Les pubs. Ces petits films me fascinaient déjà. Une histoire courte et efficace, du cinéma, de la créativité, de la musique, des acteurs, de l'écriture… "mais c'est tout ce que j'aime, tout ce que je veux faire" pensais-je à l'époque passant des heures sur ma guitare, entre deux séances de cinéma et des rêves d'écritures à la lecture des grands écrivains moderne.
J'avais 21 ans. Le parcours pour arriver aux portes de la pub fut long et périlleux. Mais la passion et la persévérance a fait son œuvre.

Une affiche sélectionnée pour le cours de BTS Communication du CNED.


Ce n'est pas tous les jours que cela arrive et ce n'est pas sans fierté que je partage cette dernière demande : Audrey Labrunie, chef de projet et éditrice à sélectionner une de mes affiches 4x3 pour l'intégrer comme exemple à un cours du BTS communication du CNED.

Une demande web 2.0, puisque faîtes par mon compte Linkedin, suite à la publication sur ce blog.

J'aurais voulu avoir le droit de publier ce cours au moins en partie, mais interdiction du CNED. Sniff.
En tout cas, c'est plutôt sympa. D'abord il faut saluer la démarche de Mme Labrunie qui a pris la peine de me faire la demande. C'est plutôt rare sur le net où tout est pillé sans honte ni retenue.
Ensuite, une sincère fierté que mon humble travaille participe à former des étudiants afin qu'ils maîtrisent mieux les activités de la publicité.

Bien sûr, cette affiche créée en 2012, n'est pas une bombe de création que l'on présenterait dans des concours de pub. Mais c'est souvent comme cela dans le métier : il y a les visuels qui font le buzz et peuvent espérer être primés, puis les autres, plus dans le métier, dans l'efficace ; le direct parfois noté comme simpliste par opposition à une publicité plus démonstrative et créative, au risque de gonfler l'égo du créatif plus que de remplir son rôle : apporter des clients acheteurs au magasin.

Je ne le répète jamais assez : 

La publicité, ce n'est pas de l'art, c'est du commerce.