mercredi 7 décembre 2016

Concours de pub : le meilleur, ennemi du bien ?


Tous les créatifs sont friands d’un César qui consacrent leur travail. C’est un grand plaisir et la satisfaction d’un peu de certitude dans un monde tendu entre l’inconnu et la frustration. Les concours de publicité sont là pour ça. Antidépresseurs ou plaisirs de l’ego, ils rassurent. Mais sont-ils à la hauteur de leur ambition : mettre dans la lumière le meilleur d’un métier sexy : la pub.

Le prix de la création.

Il faut être honnête, gagner un prix dans un concours de pub est un appréciable Graal de jouvence.  Les Créas sont aux anges. Les agences flirtent avec le divin. Les entreprises-annonceurs obtiennent enfin un critère « objectif » de sélection pour départager les présentations, toutes plus audacieuses l’une que l’autre. Discerner le bon grain de l’ivraie pour aborder un chemin plus sûr.

Quoi de plus beau que d’être reconnu par ses pères, ses confrères ? Un avis de poids qui labellise un travail et certifie des idées brillantes. Une conception, une direction artistique, une réalisation… toute une chaîne d’acteurs de la publicité est à l’honneur jusqu’à l’annonceur-client qui a su faire confiance et soutenir l’audace. Une pluie d’étoiles sur une douce voie lactée qui range au placard les tensions et les râles qui ont parfois accompagné les renoncements, les remises en cause, les corrections, les doutes.

Dieu peut-il juger le monde ?

C’est un bon vieux débat, que l’on retrouve chaque année dans les festivals de cinéma par exemple, dans lesquels les films populaires ne sont que très rarement récompensés, au profit d’œuvres monumentales, certes, mais qui ne fédèrent que peu d’enthousiastes dans les salles obscures.
Le propos n’est pas un point de vue aigri qui considérerait que l’adhésion populaire est le bon critère pour apprécier la qualité de quoi que ce soit.

Les professionnels de la publicité qui octroient un prix à une création publicitaire sont-ils les mieux placés pour en évaluer l’impact ? Des créatifs parlent aux créatifs. Pensez à l’architecte qui s’extasie sur l’œuvre d’une autre architecte, emballé par l’audace créative, les références, la virtuosité du projet, les solutions mises en œuvre, etc. Pense-t-on alors aux gens qui occupent ou habitent la construction, ou à ceux qui la côtoient, en sont les voisins ou subissent la modification de l’environnement induite ?

Meilleure pub ou meilleure création ?

La création d’un visuel publicitaire répond à la demande d’un annonceur. Pour faire simple, le but est, généralement, de lui faire gagner plus d’argent en appuyant les ventes.  Un des facteurs de réussite est la compréhension du message par le public cible. Un autre, sa mémorisation. Pour en évaluer l’impact, il faut y ajouter la conviction induite qui conduit à l’acte d’achat. 

Les acheteurs sont au cœur du système. Et ces consommateurs n’ont pas à être des esthètes de la communication. Un bon mot ou une belle photo ne sont pas forcément garants d’une adhésion à la marque ou d’envie d’achat du produit. Le client est pris par ses préoccupations propres et la meilleure image n’est pas automatiquement en phase avec ce qui l’intéresse ou le motive.

Quelquefois donc, des campagnes de publicité plus basiques, sans prétention créative, mais mettant au centre de leur stratégie un sens de l’efficacité, s’avèrent plus impactantes. Un gros produit, une accroche simple qui éveille l’intérêt de la cible sur un prix bas, un gros logo pour indiquer où acheter… ce type de publicité n’est pas jugé créative et pourtant, elle peut remplir sa mission : augmenter les ventes.

La raison est-elle, justement peut-être, qu’elle n’interpelle pas la cible dans son quotidien au point de la déranger ? Au contraire d’une pub créative, aucune réflexion à avoir, aucun effort. De la pub « Hanouna » faite pour ne pas dominer le consommateur en lui imposant des raisonnements, mais construite pour s’intégrer à son environnement et lui apporter la réponse qu’il demande au moment où il le souhaite. Rien de plus. « Je veux me distraire, je ris… j’ai soif… c’est quoi la bière la moins chère ou la meilleure ? ».



La pub no-prise-de-teté, la réclame comme on la qualifie bien souvent dédaigneusement, ne fait jamais la une de ces grandes compétitions de fils de pub. Je le rappelle, le point de vue n’est pas d’exprimer que l’une serait bonne et pas l’autre. Nous pouvons cependant reconsidérer nos a priori. L’annonceur préfère-t-il quatre millions d’entrées dans les salles pour un film considéré comme un navet ou un prix d’honneur pour 20 000 tickets difficilement vendus dans des cinémas d’art et essais ? La publicité n’est pas un art. C’est dans ce sens que je rappelle souvent : « la pub, c’est du commerce ; le but, c’est de faire vendre ».

mercredi 30 novembre 2016

Maxilait : création de marque et packaging



Un bon produit acheté en gros directement au producteur - du lait entier instantané - et un marché très compétitif. La vision : créer une marque forte qui met en valeur son origine ; convaincre le client potentiel en créant un produit qui a l'apparence d'un produit d'importation. Le packaging doit être à la hauteur du produit, mais sans avoir une apparence de produit haut de gamme pour ne pas effrayer le consommateur. Être en phase avec le positionnement.

La première recherche a été la création du nom de marque. Il fallait un nom a consonance française, un nom simple et facile à retenir et prononcer. Un nom qui évoque le produit : du lait. Le choix s'est porté sur Maxilait. Un nom de marque qui induit un lait riche et qualitatif.

La création du packaging était l'urgence pour être dans les temps compte tenu des délais d'approvisionnement. Destiné au grand public, en grande surface ou épicerie, le packaging devait être le premier support publicitaire : il est nécessaire de le penser comme un média par lequel passent des messages susceptibles de convaincre l'acheteur. Le packaging comme outil marketing.


  • Annonceur : Brita
  • Objet : design d'un packaging et création de marque
  • Média : impression
  • Produit : Lait Entier instantané en poudre
  • Création de marque : Maxilait
  • Conception-rédaction : P. Kryl
  • Date de mise en vente : 2014


mardi 29 novembre 2016

Les Créatives 2016 : mention pour le visuel presse Volkov.

Une mention au Concours des meilleures créations publicitaires La Réunion, Île Maurice, Mayotte, Madagascar et Antilles pour le visuel presse de la marque de vodka citron Volkov. Yessss ! :)

Le match amical continu avec Facto Madagascar, seule agence régulièrement primée dans cette compétition. Sur les trois prix obtenus cette année pour "Madagascar", deux sont pour Facto (affiche et logo - bravo l'équipe Facto), un pour AléoConsult, mon cabinet-conseil en communication, qui fait office de village rebelle gaulois face aux grandes agences.

Remerciements au jury présidé par Stéphane Martin, directeur général de l'ARPP (autorité de régulation professionnelle de la publicité).

Et un grand remerciement à l'annonceur : Royal Spirits & Cie.

Les Créatives est un concours organisé à La Réunion chaque année par GG Louapre-Pottier, magazine économique Le Memento.


samedi 26 novembre 2016

Whisky Royal Label, 12 ans d'âge : création de logo et packaging

Création du logo : Royal Label, 12 ans d'âge.

La marque Royal Label existe depuis plusieurs années à Madagascar. Pour l’occasion du lancement d’un whisky 12 ans d’âge, il s’est avéré nécessaire de créer un logo.
Puisqu’il s’agit de «Royal Label», l’idée a été de créer un «label royal». Une recherche a été faite sur les sceaux royaux pour extraire certains éléments graphiques afin de faire authentique. Un cavalier, le bouclier à trois fleurs de lys, saut des rois de France et une forme plus médiévale du saut : l’ovale, pour plus d’originalité et donner un caractère plus historique, authentique.




Création du packaging "luxe".

Pour des raisons d’approvisionnement, la bouteille avait déjà été sélectionnée et personnalisée. La demande était la conception d’un suremballage qui positionne le produit comme un whisky de luxe.
Après diverses propositions et essais, le choix s’est porté sur cette maquette bleu foncé à l’extérieur et rouge orangé (Bright Red) à l’intérieur; cette dernière couleur mettant en valeur l’écrin de velours noir qui protège la bouteille et son contenant.





  • Annonceur :  Royal Spirits
  • Objet : design d'un packaging
  • Média : impression deux couleurs Pantone + or à chaud + gaufrage.
  • Produit : Royal Label 12 ans d'âge.
  • Date de mise en vente : Novembre 2016

jeudi 17 novembre 2016

Rhum Dzama Club : lancement nouveau packaging





Le rhum blanc Dzama Club Extra est un des fers de lance de la marque Dzama. À Madagascar, un changement de packaging peut faire penser aux consommateurs qu'ils s'agit de contrefaçon. Par ailleurs, la nouveauté a toujours un impact sur les ventes.
Il s'agissait donc de valider cette nouvelle étiquette comme étant bien du rhum blanc Extra Dzama Club et re-dynamiser ce produit a forte accessibilité.

L'annonceur a sélectionné deux versions du même axe de créatif :

  • Celui qui positionne le produit à son niveau : Club / n¨1
  • et "ambiansy extra" pour souligner les qualités du produit.



  • Annonceur :  Cie Vidzar / Dzama
  • Objet : lancement de la nouvelle étiquette pour le produit Club Blanc. 
  • Média : impression offset quadri
  • Produit : Dzama Club
  • Concepteur-rédacteur : P. Kryl
  • Diffusion  : Affiche PLV en épiceries, épibars, grossistes…
  • Date de diffusion : Décembre 2016

samedi 5 novembre 2016

Patapon, spot TV en 3D: nouvelles couches, nouveaux packagings






Patapon, marque leader sur le marché des couches bébé, fait évoluer son packaging et ses couches.
À Madagascar, un packaging différent est souvent assimilé par les consommateurs comme une copie de la marque. Il était donc important de valider auprès d'eux l'évolution de l'emballage, pour que ce soit aussi perçu comme un dynamisme de la marque, un plus pour les utilisateurs.

Nous en profitons pour rappeler et souligner les "plus" différentiels de marques : plus de confort, plus absorbant, plus pratique ou plus résistant.

Puisqu'il fallait montrer les nouveaux packagings, quoi de plus naturel que de les mettre en scène dans un spot TV en 3D, appuyé sur une musique tout aussi ludique et composée pour ce spot.

 Autre avantage : l'optimisation des coûts de réalisation. Pas de tournage, pas d'acteur, pas de déplacement… donc des coûts globaux très bas. En conséquence : un prix du spot plus en rapport avec le marché local, pas de surcoût à prévoir sur la vente au paquet, plus de budget dans l'achat d'espace donc plus de diffusions.


Conception, réalisation, montage : P. Kryl
3D, ass. monteur : Tom Razafimandimby
Musique : Miora Rabarisoa
Montage : octobre 2016.
Diffusion : novembre 2016


mardi 11 octobre 2016

Affichage urbain : 4X3, beurre Montfleuri



Marque  : Montfleuri.
Produit : beurre.
Annonceur : Brita
Accroche : le vrai plaisir du beurre.
Objectif : recréer de la visibilité sur la marque leader.
Élément de charte graphique : logo, fond vert.
Photo : Fotolia.

Très forte visibilité de la marque en très gros sur l'affiche, en haut au centre, avec un contraste important par rapport au fond vert.
Produit :  la plaquette de beurre, en proportion importante.
Association du beurre avec son utilisation la plus courante et une des plus savoureuse : le pain.
Accentuation du mot "beurre" par différenciation avec la margarine (à Madagascar, "debera" désigne généralement de la margarine, plus abordable donc plus courante d'utilisation).

dimanche 9 octobre 2016

Tableaux d'excellence, Collège militaire d'Autun.

Juste pour le fun et pour archive perso. Un ancien camarade de collège vient de retrouver ce document. Le livre de l'année 1979-1980, du Collège Militaire d'Autun. À l'intérieur, la présentation de chaque classe et le fameux Tableau d'Excellence où figuraient les meilleurs élèves dans chaque discipline.

J'y suis : dans la catégorie "Dessin":) . Prémonitoire certainement, puisque c'est cela qui m'a fait basculer en architecture, dans le civil, comme on disait à l'époque. Ce qui tombait bien, il faut le dire. J'étais en troisième. 16 ans.

Le dessin, une passion de jeunesse qui a commencé vers les 8 ans en dessinant des Picsou.
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La pub est venue bien plus tard. Comment ? une étrange conjonction de multiple fait apparemment sans lien, en 1985 :
  • l'achat d'un magnétoscope.
  • le concert Live Aid de Wembley organisé par Bod Geldof contre la famine en Éthiopie (13 juin 1985).
  • les clips musicaux qui faisaient aussi leur grand début dans les années 80.
 Mais comment passe-t-on de la pub avec ces ingrédients ?
Eh bien, c'est tout simple. Je cède à l'engouement technique du moment en achetant un magnétoscope. Le prétexte : le Live Aid (jamais - probablement - avait-on réuni autant de stars du rock sur scène).
À l'époque, on n'est pas débordé par les programmes TV. Pas de TNT, ni de chaîne satellite. Trois chaînes : TF1, antenne 2 et France 3, plus Canal Plus naissant en 1984.

Donc, quoi enregistrer avec un magnéstocope ? Les débuts des clips vidéo (en France, la clipmania débute entre 1982 et 1985). Oui… mais restait. La pub. Les pubs. Ces petits films me fascinaient déjà. Une histoire courte et efficace, du cinéma, de la créativité, de la musique, des acteurs, de l'écriture… "mais c'est tout ce que j'aime, tout ce que je veux faire" pensais-je à l'époque passant des heures sur ma guitare, entre deux séances de cinéma et des rêves d'écritures à la lecture des grands écrivains moderne.
J'avais 21 ans. Le parcours pour arriver aux portes de la pub fut long et périlleux. Mais la passion et la persévérance a fait son œuvre.

Une affiche sélectionnée pour le cours de BTS Communication du CNED.


Ce n'est pas tous les jours que cela arrive et ce n'est pas sans fierté que je partage cette dernière demande : Audrey Labrunie, chef de projet et éditrice à sélectionner une de mes affiches 4x3 pour l'intégrer comme exemple à un cours du BTS communication du CNED.

Une demande web 2.0, puisque faîtes par mon compte Linkedin, suite à la publication sur ce blog.

J'aurais voulu avoir le droit de publier ce cours au moins en partie, mais interdiction du CNED. Sniff.
En tout cas, c'est plutôt sympa. D'abord il faut saluer la démarche de Mme Labrunie qui a pris la peine de me faire la demande. C'est plutôt rare sur le net où tout est pillé sans honte ni retenue.
Ensuite, une sincère fierté que mon humble travaille participe à former des étudiants afin qu'ils maîtrisent mieux les activités de la publicité.

Bien sûr, cette affiche créée en 2012, n'est pas une bombe de création que l'on présenterait dans des concours de pub. Mais c'est souvent comme cela dans le métier : il y a les visuels qui font le buzz et peuvent espérer être primés, puis les autres, plus dans le métier, dans l'efficace ; le direct parfois noté comme simpliste par opposition à une publicité plus démonstrative et créative, au risque de gonfler l'égo du créatif plus que de remplir son rôle : apporter des clients acheteurs au magasin.

Je ne le répète jamais assez : 

La publicité, ce n'est pas de l'art, c'est du commerce.

Pub et appels d'offres : la compét' oui, le servage non.

Préambule, servage : "Le servage (du latin servus = serviteur ou esclave)… Les serfs cultivent les terres de leur seigneur (la « réserve seigneuriale »). En contrepartie, ils sont autorisés à travailler un lopin de terre (leur « tenure ») pour nourrir leur famille et subvenir à leurs besoins."

Pour s'offrir un relookage pro sur le mode objectivité, quoi de mieux que de contacter les agences de publicité pour soumettre un appel d'offres. Outre les évidentes qualités de management que cela peu mettre en avant pour un responsable de communication, un rien peu faire glisser la bonne idée en abus. Point de vue sur le sujet.

L'appel d'offres pour mieux identifier les acteurs de la pub.

Quand l'on est nouveau dans un pays, une région ou une ville et que l'on souhaite avoir une idée précise et objective de l'ensemble des offres fournisseurs sur une activité donnée et disponible, passer par un appel d'offres reste un des meilleurs moyens.
En publicité, une société pourra connaître des compétences jusque là inconnues ou mieux appréhender les possibilités de collaboration des agences avec qui elle travaille déjà. De la même manière que l'on peut être surpris par les possibilités d'un collaborateur le voyant se révéler dans une tâche inhabituelle, une entreprise peut découvrir à cette occasion de nouvelles possibilités disponible chez son fournisseur.

Un appel d'offres c'est aussi un excellent moyen de négociation et de connaissance de la réalité de prix sur un marché. Les agences se sachant en concurrence tirent les prix pour essayer de gagner.

Alors oui, faire un appel d'offres pour trouver une agence de publicité reste un très bon moyen de s'entourer des meilleurs au prix le plus en phase avec ses moyens. Cela peut nous éloigner d'un "copinage" trop facile ou du blabla trop envahissant d'un commercial entreprenant. Ces deux derniers cas peuvent, parfois, réserver de bien mauvaise surprise tant en budget qu'en qualité de service ou créativité.

L'abus d'appel d'offres : dangereux pour la santé.

Le grand souci de ces appels prometteurs, c'est l'abus alimenté par ces miroirs aux alouettes. Pour rappel préalable, il faut préciser que, répondre à un appel d'offre, c'est gratuit ! Vous ne percevrez aucune rémunération pour votre travail. J'ai bien entendu parlé d'appels d'offres rémunérés, mais je n'en ai encore jamais vu.

Appel d'offres payant : la rançon de l'espoir.

Par contre, j'ai en vu certains qui n'hésitent pas à demander des frais de dossier ! (notamment pour des organismes d'État ou ONG à Madagascar ! un comble). C'est évidemment scandaleux : non seulement on vous demande de présenter un travail conséquent sans vouloir le payer, mais en plus, on pousse le vice jusqu'à vous faire payer un droit d'accès à cette parodie de sélection.

Imaginez une foule affamée. Une personne qui détient un hangar plein de légumes. Il veut sélectionner les familles qui auront accès à la survie ne pouvant contenter tout le monde. Lui, en échange, a besoin d'eau pour faire pousser ses légumes. Il lance un appel d'offres simple : "Donnez-moi le plus possible de votre meilleure eau. Ensuite, je vous dirai laquelle je sélectionnerai pour le reste de l'année, peut-être." Mais attention, pour qu'il prenne le temps de goûter votre précieux liquide, vous devez payer en plus des frais de dossier !

C'est inadmissible et bien peu glorieux pour les sociétés ou organisations qui se livrent à de pareilles pratiques. Est-ce qu'un pâtissier devrait vous faire payer un droit d'entrée dans son magasin pour pouvoir ensuite acheter ses gâteaux ?

Ils osent tout !

Le problème ne serait pas seulement la gratuité, mais ce qui est demandé pour participer. Et là,  nous sommes bien souvent proche de l'outrecuidance. Certains osent tout "… et c'est même à cela qu'on les reconnaît" préciserait Audiard dans "Les Tontons Flingueurs".

Je viens récemment d'en recevoir un, plutôt léger dernièrement. Pour le coup, plutôt bien fait et pas outrancier. Là où le bas blesse, c'est le travail à fournir :
  • "6 propositions de visuels au minimum (sur un premier sujet, selon 3 axes de com')
  • 3 propositions de visuels au minimum (deuxième sujet, 2 axes.
  • taux de remise média
  • honoraires agences et coûts standards"

Et il est étrangement rajouté "L'agence peut envoyer en parallèle une présentation de ses activités".
9 propositions de visuels "au minimum" sur plusieurs axes de com'… et le tout, pour espérer pouvoir travailler avec cette société. La présentation de l'agence est en option !? comme un argument accessoire.

Faudrait juste rappeler que la création de visuels de campagne pour affichage urbain (4x3) fait largement partie du cœur de métier de l'agence de communication.  Une des expressions les plus nobles de son savoir-faire. C'est le foie gras truffé de l'agence de com'.

La création de ce type de visuels mobilise les stratèges et conseillers de l'agence ; la direction de la création et le concepteur-rédacteur, des infographistes, des commerciaux et bien souvent la direction pour présenter les projets… des heures de travail  - voir des jours et nuits - pour une équipe complète. Il est vrai que dans les plus petites structures, le DA du cru peut faire la totalité des propositions visuelles, mais, pour un travail sérieux, ceci lui prendra plusieurs jours.

Ce travail a un prix.

La princesse déshabille ses prétendants.

Je comprends aisément que, pour ces commanditaires potentiels, ceci puisse être un luxe de premier ordre : on fait bosser, sans que cela vous coûte le moindre denier, les meilleurs cerveaux de la place. Et on attend bien sagement derrière son bureau que les créations arrivent, dans leur plus bel apparat. Ne restera plus qu'à faire le tri. Vous vous imaginez aller au rayon biscuit du supermarché ; ouvrir chacun des paquets pour en goûter un, deux ou trois… puis, ensuite seulement, partir à la caisse avec un seul paquet entier.

Je le précise tout de même, l'appel d'offres a l'origine de cet article, était de bonne qualité : présentation de la société et ses produits, attentes du prestataire à choisir, demandes claires et précises. Parfois, il nous est demandé la totale : stratégie, conseil, propositions des axes créatifs, visuels et déclinaisons, story-boards et pitch de spots TV, chronogramme de développement de la campagne et moyens mis en œuvre… médiaplanning… et… cent balles et un mars ! comme on dit… le tout avec un brief de cinq lignes.

Appel d'offres "truqués" et voyeurisme.

Un autre point peu engageant : malgré votre bonne volonté de jouer le jeu, fortement intéressé par le client, certains n'hésiteront pas à faire preuve de la plus totale désinvolture à votre égard : une fois votre espérance livrée… aucune nouvelle, pas un mot, rien. Pas un petit courrier de courtoisie pour informer du résultat et du pourquoi de votre non-sélection. Seul, le chanceux, s'il y en a, est informé de sa réussite. Pour les autres, c'est retour aux oubliettes, voir une exclusion définitive sous le motif "ah … eux (nom de l'agence)… ils n'ont rien compris". Le dir' com' n'a pas adhéré à vos propositions… vous êtes banni à vie.

Le pompon revient aux appels d'offres bidonnés. La société est dans l'obligation d'en faire. Elle le fait mais, parfois, le brief est écrit par l'agence amie qui est déjà pré-choisie. Bien évidemment, cette agence calibrera l'appel pour qu'elles répondent au top en tout point, et que ses concurrents soient d'office éliminés. Exemple : l'agence a dans son équipe un infographiste 3D et sait que les concurrents n'en ont pas… elle va spécifier que ce critère est obligatoire. Trop facile.

C'est évidemment aussi un formidable appel à corruption, le corrompu favorisant ou imposant l'agence corruptrice. Un autre vaste sujet.

Un bon appel d'offres, quoi demander ?

En matière de publicité, lancer un appel d'offres est sincèrement une bonne chose. Encore faut-il s'en tenir à un véritable désir de découvrir objectivement des talents et des professionnels.

Le bon principe resterait une présentation de l'agence, la plus complète possible. Si l'on veut acheter des peintures pour décorer une maison, il suffit de regarder le style et l'œuvre de chaque peintre pour pouvoir décider.

Ensuite, si l'annonceur hésite encore et souhaiterait tester les agences avant d'en sélectionner une pour un contrat d'un an, il semblerait plus juste de leur faire une commande de travail : des propositions demandées contre une indemnité couvrant les frais de réalisation. Celle choisie se verra confier la campagne avec toute sa production et déclinaison facturée aux tarifs devisés. Elle signera le contrat. Les idées et essais fait par les autres recevant une rémunération juste. Elles ne seront pas utilisées, mais elles ont aidé fortement aux choix finaux. Leur apport n'est pas négligeable.

Tout est une question de budget.

Bien sûr, répondre à des appels d'offres avec un solide dossier stratégique montrant la compréhension de l'entreprise et ses produits, ainsi que des propositions créatives faisant honneur à l'agence, est un des meilleurs moyens d'arriver dans la short list et d'espérer gagner. C'est aussi un argument de bonne volonté et une démonstration de la capacité réactive et professionnelle de l'équipe proposant ses services.

Quand, par la suite, il s'agit de faire une ou deux visuels, demander des stratégies, créations et tout ce qui va avec, est franchement exagéré.
Cependant, quand l'enjeu est un contrat annuel qui vous permettra de prendre en charge la totalité de la communication d'une grande entreprise, la compétition prend tout son sens et on a intérêt de "se bouger le c…" (comme on dit dans le jargon) sans broncher. En vue, plusieurs centaines de milliers d'euros - voire de millions d'euros - de chiffre d'affaires, et une agence qui tourne avec un an de boulot minimum à la clef.

Esprit de compétition.

Tout est question de proportion et d'enjeu. La confiance joue un rôle majeur, car il faut être sûr de la motivation de la société à conquérir pour être sûr que les dès ne sont pas pipés.

Si l’on décide d'y aller, il faut y aller à fond. j'ai déjà réussi à faire gagner des annonceurs qui ne m'étaient pas destinés a priori. Il ne faut pas passer outre le pouvoir d'une bonne idée.

Quel plaisir délicieux de rechercher les meilleures accroches, les meilleures créas, de se remettre en cause, faire travailler ses équipes, sortir de la routine et des sentiers battus, réfléchir une marque, un produit ou le destin d'un homme politique… Trouver les bonnes solutions à proposer, imaginer la concurrence, faire monter l'adrénaline… et les bons souvenirs de travail de nuit pour finir des offres à rendre le lendemain matin, même si, je dois le reconnaître, l'esprit "charrette" n'est pas une preuve de bon management.

Répondre donc à un appel d'offres est toujours un engagement excitant. Resterait à ce que certaines sociétés comprennent un peu mieux ce que cela représente comme investissement et travail pour une agence et le respecte un peu mieux. Un visuel, une création, n'est pas un échantillon d'un produit industriel, c'est un prototype prêt à diffusion qui exprime tout le talent de l'agence, toute sa raison d'exister. Un book est normalement suffisant et plus complet pour comprendre la capacité de l'agence. Attention tout de même, pour certaines, les créatifs peuvent changer et, donc, le book ne reflète pas forcément ce que le prestataire peut faire à un moment T.


Soyez raisonnable donc. Pour l'agence, une société trop exigeante, c'est aussi un moyen de comprendre à qui on a affaire et ce que l'on peut attendre d'une collaboration avec cette dernière.

dimanche 25 septembre 2016

Blog new look pour plus d'efficacité.

"C'est dans les bons vieux blogs que l'on fait les meilleures soupes." C'est l'adage qui a présidé à ce relookage. Presque dix ans d'existence déjà (blog commencé en 2007), et jusqu'ici plus en ligne pour garder une trace et partager certaines créations publicitaires. Évolution ou changement stratégique et une volonté de mieux partager mes activités professionnelles ont présidé à ce renouveau.

À l'origine, il y avait le chaos.

Le chaos oui… mais le chaos c'est aussi la profusion, la luxuriance, les possibilités, les choix, etc. Un bouillon de culture qui permet le jaillissement des belles idées.
Ce blog était jusqu'à présent très formel : quand le temps me prenait, j'ajoutais les dernières affiches publicitaires créées, des packagings, ou des liens vers les derniers spots TV réalisés. Sans explications, comme une galerie en ligne, sommaire, mais bien là. 

Accessoirement, mais efficacement, ce blog me permettait de placer quelques backlinks des sites web dont je m'occupais du référencement. Et quelques flux RSS des sites Dwizer : l'annuaire de référencement dwizer.com, le site de rencontre DwizerLove, le site d'actualités DwizerNews ou encore le site de petites annonces Toutpourtous.mg.

Seulement voilà, le monde évolue, le SEO et les ambitions aussi. Le changement c'est donc imposé. Mais un changement dans la continuité façon recyclage. Faire du neuf avec du vieux.

Une URL, c'est comme le bon vin.

Plus ça vieillit, plus c'est bon. Bien sûr, à condition de la mettre dans les meilleures conditions. Et le contenu, ces derniers temps, c'est le bon plan, la condition sine qua non. Presque 10 ans d'existence, une URL blogspot, du contenu relativement régulier même si peu de texte. Le terreau est plutôt pas mal. Restait à valoriser tout cela pour gagner en efficacité. Pour continuer avec le parallèle du vin, ce blog était une bonne vieille terre difficile, mais bien exposée (Blogger). La vigne y poussait doucement glissant ces racines dans les roches du terroir. Restait à en sortir de bonnes récoltes, du bon jus comme le disent les pros du SEO. C'est en cours.

Pourquoi rester sur blogger ?

Yes… ça ne fait pas très pro comme URL : pascal.kryl.blogspot.com, ce n'est pas très sexy. Blogger, ce n’est quand même pas ce qu'il y a de mieux dans le genre. Peu de possibilités de design ; des designs quasi inchangés depuis 10 ans d'ailleurs ; peu d'évolution. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus groovy pour le site d'un artisan de la pub, plutôt orienté créatif geek.

Oui, mais Blogger, c'est Google et ce blog est donc directement relié à mon compte Google + . Et Google, jusqu'à ce jour, c'est encore le plus puissant moteur de recherche du web, le plus utilisé. Ce n'est donc pas incohérent d'avoir un blog au cœur du système du géant américain, même s'il est plutôt rare de trouver un lien vers un blogspot en tête des SERPs. Sauf si celui-ci a un bon contenu bien évidemment.

Bien. Le design n'est pas à la hauteur. OK. Mais, le but est un concours de design web ou une volonté d'être efficace ? Les choix sur Blogger ne sont pas vraiment top. J'ai donc opté pour le plus simple, le plus sobre, fond blanc. Toujours un souci de performance. Affichage rapide, infos accessibles.

Rester sur Blogger ? ben, pour l'ancienneté de l’URL et les presque dix années de contenu. Un bon terroir, ça aide.

Un autre atout non négligeable : blogger, c'est gratuit. Aucune crainte d'oubli de renouvellement d'un nom de domaine donc, ni préoccupations d'achat d'hébergement. Un pari sur la pérennité de Google dans le temps. Des traces donc, qui resterons longtemps. Et soyons fous : même après ma disparition. Pensons aux archéologues du futur. LOL.

Quelles nouvelles visions ?

À l'origine, une volonté de faire des backlinks plus costaux. Oui, les listes de liens dans les colonnes de gauche ou en footer ne sont plus bien vues par Google. Le puissant moteur veut du lien "naturel", dans les articles des pages, en mode sourcing, donc, pour lui, du vrai, du lien authentique. Alors une idée simple : à chaque fois qu'un nouveau site sera ouvert, je n'ai qu'à faire un article sur ce dernier. Double effet Kiss Cool : création d'un lien de qualité et articles pour aider à faire connaître ce dernier. Cerise sur le gâteau : mieux faire connaître mon activité.

Et c'est bien là, une autre préoccupation : mieux faire savoir ce que je fais, mes capacités d'intervention professionnelle. Jusqu'ici, ce "blog de pub", comme je l'intitulais, n'était qu'une suite de créas essentiellement graphiques. Peu ou pas d'explication. Ce qui impliquait d'ailleurs peu de contenu rédactionnel, donc peu de visibilité SEO. 
Action, réaction : plus de textes pour plus de SEO. Et plus de textes pour mieux faire connaître mes compétences, mes travaux. Élargir la cible en communiquant sur l'ensemble de mes domaines d'intervention : le conseil, le graphisme et la direction artistique bien sûr, mais aussi la photographie, la réalisation de films, le web (conception de site internet et référencement), l'architecture et le design, le rédactionnel ou le journalisme…et si rajouterons mes aspirations, CV te formations, liens vers mes réseaux sociaux, et peut être même quelques chroniques. Bref, une volonté d'ouverture. Celle-ci sera créatrice de contenu, donc permettra aux liens présents dans ce blog de gagner en qualité. La boucle est bouclée. Ou presque.

Un meilleur soutien à mes clients, leurs marques et produits.

Oui, je viens de le dire : les premiers bénéficiaires de ce renouveau seront ceux qui bénéficieront de lien dans mes pages. Un must sérieux pour les sites que j'aurais en charge.
Mais un vrai plus aussi pour mieux présenter les marques et les produits sur lesquels je travaille. 

Chaque nouvelle campagne publicitaire aura son article sur ce blog et la diffusion sur l'ensemble de mes réseaux sociaux et mes followers. C'est toujours cela de gagner en visibilité, surtout auprès d'une audience qualifiée et intéressée. De la pub 2.0, pensée en profondeur et un plus conséquent pour tous mes clients partenaires, une authentique preuve de soutien et d'engagement.

Un publicitaire n'est donc pas là uniquement pour faire des devis de création et d'achat d'espace ou de fournisseur, mais qui propose une valeur ajoutée de poids en garantissant de l'audience supplémentaire. Fini la mise en ligne de créas sur des plaquettes en ligne qui ne valorisent que l'agence. Les campagnes de pub gagnent en performance. C'est un pas supplémentaire dans une relation partenaire avec mes clients, personnalités, services, marques ou produits : votre succès sera le mien. Lié par le même engagement vers la réussite. Nous gagnons ensemble.

Relookage : en cours.

Façon blog, pas de précipitation, et un peu d’amateurisme de bon aloi. Cela plaira à Google. Donc, j’avancerais petit à petit. Un peu de contenu supplémentaire régulièrement plutôt qu’un changement radical d’un coup. 
Certaines pages sont donc encore vides. Patientez, cela viendra. Suivez-moi sur mon compte Google vous en serez automatiquement informé. Un autre avantage de Blogger : dès publication, les articles sont diffusés sur le compte Google Plus propriétaire.

À suivre donc…



mardi 13 septembre 2016

Réalisation d'un spot de pub pour les couches culottes Patapon à Madagascar

La couche-culotte n'est pas un produit nouveau sur le marché malgache, mais restait à la marge et peu connue. Patapon, leader sur le marché de la couche bébé à Madagascar, décide d'étoffer sa gamme et lance sa version de pull up pant (couches-culottes).

La problématique est double : faire savoir que la marque propose ce produit et expliquer (pédagogie) la particularité des couches-culottes, la différence avec les couches classiques.

Des mots simples, pour expliquer "qu"elle s'enfile comme un slip" pour en démontrer le bénéfice principal. L'idée du spot est de jouer sur le souvenir : un jeune homme se change dans un vestiaire et met un maillot de bain… alors il se souvient… et faire le lien avec une maman qui utilise les couches-culottes Patapon (aspect formateur).


Un petit effet wouahou avec le trucage du reflet dans le miroir : quand l'homme se place devant un miroir son reflet est celui d'un bébé supposé être lui-même plus jeune… et inversement en fin de spot ; quand le bébé est devant le miroir de sa chambre, nous voyons l'acteur.

Trucage : reflet dans un miroir.

Ok. Ce n’est pas nouveau, mais cela reste un bel exercice de tournage. Sur le papier, ça paraît simple… mais dans la pratique, il a fallu s’y reprendre plusieurs fois. La bonne solution choisie a été : un plan fixe vide, un fond vert pour le personnage devant le miroir. Le vrai reflet dans le miroir.
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Au-delà de l’aspect technique, l’autre problème est le jeune enfant. Impossible de faire jouer quoi que ce soit à un enfant de cet âge. Entouré d’une équipe de tournage aussi restreinte soit-elle et dans un environnement qu’il ne connaît pas, il est impossible ou presque de diriger un bébé. Imaginez-le, en plus, devant un fond vert. Des heures de plaisirs pour essayer de captiver quelques micro-instants qui conviennent. Et surtout, faire faire à l’acteur, après, ce qui nous a semblé bon dans la pose du bébé avant.
Ceci explique l’enfant avec le smartphone. Ce n’était pas prévu, mais il a fallu s’adapter, ce dernier refusant de faire quoi que ce soit devant le miroir.

Tournage en fin juillet à Antananarivo. Donc grand froid. On remercie le courage de Rado, l’acteur en maillot de bain… et du bébé bien sûr avec sa maman. Pour la petite histoire, c’est sa vraie maman. Cela nous a semblé plus simple à gérer, plus rassurant pour le bébé.

À la voix off, Naya a fait merveille en un temps record.

Équipe vidéo RedFilm (ex Digi-image)… et donc tournage avec caméra RED. Un plaisir si rare à Madagascar. Étalonnage avec Da Vinci. Montage Premiere et After Effect. Un brin de 3D pour les packagings (packshot). Musique enfantine habituellement utilisée pour les spots Patapon.

Ci-dessous le spot en version malgache et française.

N'hésitez pas à vous abonner à ma chaîne Youtube pour être informé de toutes les nouveautés ou voir d'autres réalisations https://www.youtube.com/channel/UCxK-VlQOjFXvuvxzviArJ6Q

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dimanche 11 septembre 2016

Création de sites internet pour hôtels à Madagascar.

 Pour un hôtel à Madagascar, avoir un vrai site internet performant est un atout déterminant pour son taux de remplissage. Tous les touristes internationaux préparent leur séjour avec internet. Le choix de l’hébergement est la première recherche. La conception d’un site web professionnel est donc une priorité.

Le site internet de l’hôtel : votre meilleur atout commercial.

Un voyage est un rêve pour une vie. Les vacances, le grand moment de l’année qui construira ces rêves. La première chose qu’un futur vacancier a besoin est un bel hébergement : il y passera au minimum la moitié de son temps et souvent bien plus quand l’hôtel propose des services et activités permettant de retenir son client. Il suffit d’ailleurs qu’un établissement possède une piscine et un bon restaurant pour que certains clients y restent des journées entières. L’hôtel devient donc objet du voyage et la première chose à vanter avec fierté leur de son retour.
Quand on est en Europe, ou même à Antananarivo et que l’on recherche où se loger dans l’une des grandes villes touristiques de province, il existe un moyen majeur de trouver la perle rare : internet.
Et tous passent par là. Une fois conquis et dans le bungalow ou chambre de son choix, le bien heureux vacancier n’aura de cesse de partager avec ses amis des photos de votre établissement pour valoriser son séjour ou donner envie à ses proches,  sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram, Google Plus… Une belle publicité gratuite, fruit de vos efforts, mais le client potentiel, pour prendre sa décision, ira toujours consulter le site internet de l’hôtel, ne serait-ce que pour en connaître les tarifs et contacts.

Je vois parfois encore des investisseurs hôteliers qui mettent des sommes considérables dans la construction ou la rénovation d’hôtels magnifiques et qui négligent complètement le meilleur, voir le seul moyen, de se faire connaître : un bon site web. Pour économiser trois sous, ils bricolent eux-mêmes un vague blog « gratuit » en pensant que ce sera bien suffisant ; ou préfèrent faire confiance à leur « ami informaticien » (LOL) qui va bricoler un truc bringuebalant avec deux effets de « logos qui tournent » (quand il y a un logo) pour gagner trois sous. La cata assurée. Quand on veut faire quelques choses de sérieux, allez jusqu’au bout et payez des professionnels pour vous faire un travail de qualité, mais surtout efficace : qui vous rapportera des clients.

« 65% au moins du remplissage de mon hôtel assuré par mon site » …

…me confiait un de mes clients hôteliers de la capitale, Antananarivo.
Bien sûr, il parlait des saisons touristiques, peut être même en rajoutait-il un peu, fier de son site internet et des clients qu’ils gagnaient grâce à celui-ci. J’ai travaillé à la création de son site internet et son référencement dans les années 2000 (plus de quinze ans maintenant). À l’époque, il faisait presque figure de pionnier. Et son établissement est un de ceux qui marchent le mieux à Tana. Depuis, à chaque fois qu’il investit dans un hôtel, la première chose qu’il fait est de m’appeler pour réserver le nom de domaine et commencer à travailler sur le site web.
Le propos n’est pas de faire croire qu’avec un bon site internet, tout est gagné. Les qualités de l’établissement, sa tenue, son emplacement, son bar, son restaurant, sa fréquentation… sont autant de facteurs qui ont contribué au succès. Mais à quoi sert d’avoir toutes ses qualités, si personne de les connais ? On peut être le meilleur chanteur du monde, si l’on chante seul sous sa douche, à part la gêne des voisins, vous resterez un illustre inconnu. Le plus bel hôtel du monde, sans communication, restera un échec cuisant.


Réussir un bon site internet d’hôtel.

C’est idiot à dire, mais la première chose est d’avoir un bon hôtel. Un mauvais violoniste avec la meilleure communication du monde restera un mauvais violoniste. A chaque hôtel sa cible. Suivant la gamme de prix et les prestations proposées, on adaptera le design global et la mise en valeur des informations attractives. Ne pas faire trop sophistiqué pour un hôtel dont l’argument principal de vente est le prix bas des chambres, et, bien entendu, ne pas faire « bas de gamme » ou look « premier prix » quand on gère un établissement de prestige.

Le site doit être clair et sans artifice. Les visiteurs doivent trouver les informations qu’ils cherchent facilement. L’apparence immédiate doit plonger dans l’atmosphère de l’hôtel. Éviter donc les gadgets superflus du genre animations qui clignotent dans tous les sens. D’une manière générale, l’internaute doit entrer en confiance et respirer la sérénité de l’hôtel. Il doit trouver sur le site, ce qu’il cherche pour son séjour.

Structure d’un site d’hôtel.

L’apparence doit être claire et l’ensemble des grands éléments descriptifs accessibles dès la page d’accueil. Privilégié un design général efficace plutôt que de vouloir faire à tout prix quelques choses de trop créatif. Concevoir un site internet d’hôtel n’est pas un concours de création en webmastering. Le sujet, c’est l’hôtel, pas la dextérité de l’agence web.
La page d’accueil est donc soignée et doit permettre de rentrer dans le vif du sujet. « Une photo vaut mille mots » dit-on. Sur le net, c’est encore plus vrai. Peu d’internautes lisent les textes.

Attention tout de même, à deux règles essentielles :

  1. Trop photos ou de vidéos alourdissent sérieusement le temps de téléchargement d’un site web. Une page qui met trop de temps à s’ouvrir est abandonnée par l’internaute. Il passe à autre chose. En outre, les photos ont peu d’intérêt pour le référencement naturel.
  2. Les textes ne sont pas lu ou presque. Sauf pour celui qui est vraiment intéressé et est sur le point de prendre sa décision. Il doit donc trouver les réponses à ces questions. Les textes doivent donc être convaincants et informatifs. De plus, le rédactionnel reste l’élément le plus compréhensible pour un moteur de recherche. Il est donc fondamental pour le référencement.
Dans ces deux cas, avoir affaire à un professionnel fera toute la différence. Images optimisées et textes écrits pour le SEO (Search Engine Optimisation).

La structure est donc presque toujours la même :

-       une page d’accueil qui offre une présentation générale de l’hôtel et ces avantages.
-       Un menu qui donne accès directement aux éléments de description principaux : pages de présentation des chambres ou bungalows ; une page restaurant ou bar s’il y a ; une page des services ou activités de l’établissement ; les tarifs ; la page contact.

Sont le bienvenu pour plus de contenu :
-       une page de découverte du pays ou de la région, parfois des conseils pour les voyageurs.  
-       La page « blog » ou actualité. Elle est très importante pour au moins trois bonnes raisons : avoir plus de contenu, augmenter les possibilités de trouver votre site dans les recherches Google, montrer à Google que votre site est actualisé régulièrement. Une autre bonne raison de cette page blog qui publiera des articles régulièrement : fédérer une communauté autour de votre hôtel et l’animer, ces articles étant diffusés sur les comptes de réseaux sociaux de l’établissement.
-       Une page « galerie » ou portfolio : des photos ou vidéos qui présenteront mieux l’établissement, ces chambres, ces services, son environnement, etc.

Une astuce : ne pas mettre de musique qui se lance automatiquement lors de l’ouverture de la page. Certains pensent donner un bel effet avec une musique mise sur leur site, ou une vidéo qui se lance automatiquement à l’ouverture de la page web. C’est une grossière erreur. D’abord parce que cela va alourdir votre page. Ensuite, parce que, souvent, les sites sont consultés depuis un lieu de travail. Si la personne a oublié de fermer le son de son ordinateur, il sera grillé… ou devra immédiatement fermer votre site internet pour ne plus être repéré. À ceci s’ajoute, bien entendu, que votre musique préférée n’est pas forcément du goût de tout le monde.


Quelques réalisations de site internet d’hôtels.


Hôtel La Ribaudière :

Un hôtel-restaurant au cœur d’Antananarivo juste en dessous du jardin d’Antananirenina (quartier des grandes banques et grands hôtels de la capitale) et à quelques pas d’Analakely, le centre-ville de la mégalopole.
Il est accessible en trois langues : français, anglais et allemand avec de vraies traductions, soit en fait 3 sites. Ce qui fait de lui un site très riche en contenu. Il bénéficie d’un vrai référencement naturel dans les trois langues. Ce que ne permettent pas les gadgets de type traducteurs automatiques en ligne. Bien relier aux réseaux sociaux et avec un blog également riche en contenu, il est dans classé dans les premiers pour des recherches de type « hôtel à Antananarivo » sur Google.

Hôtel Les Trois Métis :

Très bel hôtel restaurant installé dans une ancienne demeure bourgeoise d’une grande famille malgache du début du 20 e siècle, il offre un rapport qualité-prix très intéressant. Belle déco, bon resto, l’hôtel les Trois métis à Antananarivo se situe derrière les hauteurs d’Analakely, à quelques pas des grandes écoles et non-loin d’Ankorondrano, l’avenue des commerces et des affaires. Le choix du propriétaire c’est porté pour la traduction automatique et des pages blogs uniquement destinés à des promotions pour l’instant, ce qui me pose des problèmes de stabilité en terme de référencement. Même avec la mise à jour des cartes du restaurant au moins deux fois par ans. Sa position sur des recherches du type « hôtel à Tananarive » dans Google est donc moins stable. Le précédent prestataire avait fait une campagne de netlinking peu qualitative (backlinks de faible qualité), ce qui handicape également sont positionnement. Malgré, nous avons pu le ramener dans les premières pages des SERPs (Search Engine Result Page).

 Le Palm Hotel.

Un hôtel à Antananarivo qui bénéfice d’une très belle situation : à quelques pas de l’Ambassade de France, à mi-chemin donc entre Analakely et Antananirenina. Le nom de domaine a été acheté il y a longtemps par une autre agence, à une époque où ce type de nom composé de mots clés était efficace pour le référencement. Depuis les dernières mises à jour de Google, ce type de nom de domaine peut s’avérer être un handicap, mais son ancienneté et son contenu fait contrepoids. En deux langues, le choix s’est porté sur une vraie traduction anglaise, donc un deuxième site en sous-domaine. C’est un peu plus cher en hébergement, mais beaucoup plus efficace.
Ici pas de restauration. Juste une espace bar et petit-déjeuner à l’entrée. Son point fort : un magnifique loft au dernier étage.

Hôtel Victoria.

Bel établissement rénové récemment à Diego Suarez. Dans un quartier calme à quelques minutes du centre-ville, il propose des chambres de très bon standing, spacieuses et aménagées avec goût.
Pas de restaurant non plus ici, mais une très belle salle de petit déjeuner à l’étage donnant sur une cour intérieure avec cocotier. Les propriétaires ont choisi le même thème Wordpress que celui de La Ribaudière pour marquer l’affiliation.
Pour la traduction là aussi on est sur deux vrais sites internet :
·      Hôtel à Diego en .com : pour la version française
·      Hotel in Diego Suarez en .mg pour la version anglaise.
Idéalement, il faudrait animer le blog et les réseaux sociaux pour plus de performances SEO, mais il reste tout de même très bien positionné dans les résultats Google sur « hotel a diego suarez » pour mots clés (première page).

Hôtel Entremer.

Un établissement de cœur à plusieurs titres. D’abord parce que construit et géré par une écrivaine et son mari. Ensuite, parce que c’est un très beau projet vraiment original au cœur d’un de ces lieux magiques de Madagascar : Belo sur mer. Et construire un hôtel à Belo, même avec une plage magnifique sur le canal du Mozambique, c’est une vraie aventure.
Le site web bénéficie encore deux vraies traductions :
·      Hôtel à Belo sur mer en .com pour la version française.
·      Belo sur mer hotel en sous domaine pour la version anglaise.
Un peu plus de frais d’hébergement, mais un contenu plus riche et une optimisation pour une référencement naturel dans les deux langues.

Le choix de thèmes Wordpress premium et responsive.

C’est la technologie web la plus utilisée dans le monde pour la création de sites internet. Elle bénéficie donc d’un potentiel de développement continu et important. Les thèmes et le cœur du système sont régulièrement mise à jour pour être en phase avec les dernières innovations technologiques dans le domaine.

Dans tous ces cas de site pour hôtel, c’est le choix que nous avons proposé, mais attention :
·      UNIQUEMENT des thèmes PREMIUM : pas de thème gratuit, que des thèmes sélectionnés parmi les meilleurs du moment et payant.
·      Des sites installés sur un serveur dédié. C’est important pour les sites Worpress. Ces CMS sont réputés lourds. S’ils sont mal conçus, ils peuvent avoir des temps de téléchargement très important et donc pénalisant. Installés sur des serveurs mutualisés (mes moins chers) c’est souvent la cata. Manque de bande passante, trop d’utilisation de ces serveurs communs à une multitude de sites…
Tous nos sites sont installés sur notre propre serveur dédié (uniquement pour nos sites web et uniquement utilisé et géré par nous), en France métropolitaine.
·      Une sécurisation performante des sites. Victime de son succès, la plateforme Wordpress est très attaquée par les hackers. Avec des thèmes premiums et l’installation des meilleures extensions de sécurisations de site web, nous mettons tout en place pour sécuriser au mieux les sites de nos clients.
·      Tous les thèmes sont responsives : lisibles sur les smartphones. Le plus grand développement du web actuel se fait autour des smartphones. Une majorité de personnes consultent internet sur leur téléphone portable. Il est important d’optimiser la lisibilité de ceux-ci pour ce nouveau type d’internaute.


Rédactionnel, photos, vidéos, réseaux sociaux.

Au-delà de l’aspect technique de la création d’un site internet et sa mise en ligne, un point est devenu majeur : le contenu. D’une part parce qu’il faut se montrer attractif et convaincant. D’autre part, parce les moteurs de recherche comme Google y accordent une importance primordiale. « Content is king ». Les dernières mises à jour de l’algorithme Google n’ont fait qu’accentuer ce phénomène au point de presque tuer le référencement traditionnel au bénéfice de site qualitatif et optimisé pour un référencement naturel.

Textes.

Celui qui connaît le mieux votre métier, c’est vous. Il n’est pas conseillé de faire un rédactionnel standard. Les textes doivent être unique, personnel et bien valoriser votre activité, pourquoi venir chez vous.
La base est donc fournie par vous, ou écrite après un reportage sur le terrain. Dans tous les cas, il est effectué un travail de re-writing ou ré-écriture (avec votre approbation bien sûr et sur validation) pour faire des textes vendeurs et surtout optimisés pour le SEO : faire en sorte que vos pages web soient bien classées dans les résultats Google.

Photos.

On l’a dit et on le répète. Pour faire rêver votre futur client, de belles photos sont absolument nécessaires. Il ne faut pas négliger ce poste. Les internautes ne lisent pas, il regardent. Étant moi même photographe à Madagascar, je peux assurer le reportage photo nécessaire à la bonne présentation de l’hôtel. Généralement une journée de prise de vue suffise, photos de plats comprises, mais en plusieurs fois, car il faudra prendre des images à différentes heures pour avoir les meilleures lumières en fonction du soleil.

Vidéos.

Trop souvent négliger, la vidéo pour web a pris une place très importante ces dernières années. Les développements des TV connectées et les nouvelles utilisations des programmes TV (plus sur tablette ou ordi en replay que sur la télé elle-même par les jeunes) en font un point qu’il serait bon de ne plus négliger.
Youtube est, depuis plusieurs années, le deuxième site internet le plus visité au monde. Faire des vidéos n’est donc pas à négliger.

Il ne s’agit pas de faire un chef de réalisation audiovisuelle, « le film du siècle »,  qui nécessiterait un budget trop important, mais un ou plusieurs petits films, destiné au web, qui présente votre établissement hôtelier. Plusieurs possibilités sont disponibles : diaporama, prise de vue vidéo HD avec appareils photo, prise de vue aérienne avec drone ou hélicoptère si le budget le permet, vrai tournage avec caméra pro et éclairage… Réalisateur de film, je saurais vous proposer la meilleure solution au moindre coût.


Réseaux sociaux.

Ils sont devenus indispensables au point que certains pensent que l’on pourrait se passer de site web, une page Facebook suffirait. Évidemment c’est totalement faux, ne serait-ce que parce qu’une page de réseaux sociaux est fermée (il faut se connecter au réseau pour la trouver), alors qu’un site web est visible par tous.
Cependant, les réseaux sociaux sont devenus indispensables à une bonne stratégie web. Pour cela, je propose de mettre en place pour vous les pages Facebook, Twitter, Google plus, Instagram ou Pinterest,… Youtube, Dailymotion ou Vimeo selon la cible recherchée…
Il ne restera plus qu’à les alimenter. Une petite formation est possible pour que vous le fassiez vous-même pour l’essentiel. Je propose aussi des contrats de community management pour la rédaction d’articles originaux qui alimentent votre site, contribue à son enrichissement et anime vos réseaux sociaux.



Internet est le média le plus puissant du monde, et le plus puissant de tous les temps jusqu’à ce jour. On ne peut pas le négliger. Pour un hôtel, c’est un atout de poids assurer le remplissage des nuitées et s’assurer une bonne rentabilité. Des solutions de facilité existent en passant par des sites de réservation en ligne comme booking et bien d’autres, mais ils vous demanderont de baisser vos prix pour qu’ils réalisent leur bénéfice au détriment de votre marge. Au final, faire un site internet professionnel peut coûter un peu, mais rapporter beaucoup. N'hésitez pas à me contacter pour le création ou le relookage de votre site à l'adresse mail suivante : contact@aleosonsult.com